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- Etude d'opportunite -

L'objectif de cette étude est de proposer à la commission informatique plusieurs niveaux de solutions logicielles de complexité et de coût croissants. Il est conseillé de présenter trois types de solutions : mini, midi et maxi afin d'offrir un éventail de choix suffisant en termes de performance et de coût. Chaque solution proposée sera accompagnée d'une évaluation de son coût et des gains escomptés.

La présentation d'une solution se fera en termes de cas d'utilisation. La solution maxi intègrera tous les cas d’utilisation présentés dans le dossier des spécifications alors que les solutions midi et mini n’en contiendront qu’une partie. Il faut souligner que certains cas d’utilisation sont si fortement liés entre eux qu'il n'est pas possible d'en éliminer un sans en supprimer d’autres.

La performance d’une solution ne dépend pas uniquement du nombre de cas d’utilisation qu’elle met en œuvre. Il faut également considérer le type de solution (locale, centrale, client-serveur, intranet), le nombre de postes clients à installer dans le cas de solutions locales ou de type client-serveur, la dispersion des postes connectés (postes éloignés), le nombre de serveurs mis en œuvre pouvant nécessiter des réplications de bases de données…

Estimation des coûts

L'estimation du coût d'une solution est difficile car il fait intervenir de nombreux paramètres. Nous allons tenter de lister les principaux éléments pouvant participer à son évaluation. Les éléments cités ici sont donnés à titre indicatif. Dans le cadre d’un projet donné, il ne sera pas nécessaire de les prendre tous en compte. Par contre, la liste n’étant pas exhaustive, certains autres pourront apparaître.

Le coût qui vient à l’esprit en priorité est celui de la suite de l’étude qui concerne les tâches de conception et de développement. Il est directement lié au nombre et à la nature des cas d’utilisation retenus pour chacune des solutions. A ce niveau de l'étude, il est très difficile de mesurer exactement le degré de complexité d'un cas d'utilisation afin d’en estimer le coût de programmation. On pourra cependant en faire une estimation grossière qui sera quantifiée en journées/homme de travail.

En supplément au coût de l’étude, on pourra également rencontrer les suivants :
- Achat de logiciels : progiciels applicatifs, SGBD, système d’exploitation, utilitaires (antivirus, firewall…), logiciels de bureautique, etc,
- Achat ou location de matériels : micro-ordinateurs, serveurs, éléments actifs de réseau, imprimantes, etc,
- Installation : du matériel, des applications sur les postes clients, aménagement des locaux, câblage électrique, câblage réseau, etc,
- Formation : des utilisateurs, des administrateurs, des techniciens informatiques
- Migration : récupération des anciennes données (fichiers, bases de données) pour les adapter à un nouveau format,
- Chargement initial : des fichiers, de la base de données, de documents types,
- Archivages : suivi des archives, coût des supports, etc,
- Communications externes : location de lignes spécialisées, raccordement à un réseau public, consommations,
- Embauche de personnel technique : personnel d’exploitation, assistance aux utilisateurs, etc,
- Maintenance : contrats, interventions ponctuelles.

Mis à part les coûts des matériels qui restent constants pour des performances croissantes , tous les autres ont une fâcheuse tendance à augmenter. Il faudra donc faire des estimations en prévoyant à quelles dates elles devront être appliquées. Ceci complique encore le problème mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’estimations grossières permettant simplement de comparer plusieurs solutions afin de rechercher la plus rentable.

Estimation des gains escomptés

L’objectif recherché ici est d’évaluer le retour sur investissement que l’on estime devoir obtenir du développement du logiciel.

Remarquons que cette partie de l’étude n’est pas toujours nécessaire. Si le logiciel à réaliser est vraiment indispensable, voire vital pour l’entreprise, il faudra le développer même à pertes. De ce fait, on pourra éviter de perdre du temps en réalisant cette estimation.

Les gains apportés par la production d’un logiciel doivent être chiffrés à court, moyen et long terme. Le court terme correspond généralement à moins d’un an, le moyen terme à moins de trois ans et le long terme à plus de trois ans.

Les gains à court terme (moins d’un an)

Ce sont les moins nombreux et souvent les moins substantiels. On peut trouver par exemple :

- la suppression de certains préimprimés remplacés par des documents dématérialisés ou tout simplement devenus inutiles permet d’économiser les coûts de fabrication, de stockage et de gestion des stocks de préimprimés,
- le remplacement ou la suppression de matériels anciens au fonctionnement dégradé permet de résilier leurs contrats de maintenance et limite les frais d’intervention technique,
- la suppression de certains postes d’exécution due à une forte automatisation des tâches diminue la masse salariale de l’organisme,
- le changement de certains logiciels payants par des logiciels libres gratuits (système d’exploitation, base de données, bureautique…) réduira ou limitera les dépenses informatiques.

Les gains à moyen terme (de un à trois ans)

Ce sont les plus intéressants car les plus substantiels. Ils sont essentiellement de deux types :

- augmentation de productivité du personnel liée à une informatisation partielle et parfois totale (traitements batch) de certaines tâches. Afin de pouvoir mesurer le gain de productivité, il faut estimer le temps passé par les utilisateurs pour réaliser chaque cas d’utilisation (ce temps sera quasiment nul dans le cas d’un UC entièrement automatisé) et le rapporter à la durée d’exécution de la tâche équivalente qui a été estimée lors de la phase d’investigation et notée dans le CCU,
- non embauche de personnels dont le recrutement aurait été nécessaire sans l’introduction du logiciel,
- diminution des coûts de certaines communications traditionnelles (courrier, téléphone, déplacements…).

Les gains à long terme (plus de trois ans)

Ces gains sont les plus difficiles à mettre en évidence et à estimer compte tenu de leur éloignement dans le temps et de leur subjectivité. Ces gains sont liés à :

- l’amélioration des services rendus aux clients et fournisseurs (eCommerce par exemple) qui permet de valoriser l’image de l’entreprise,
- une meilleure ergonomie des documents produits ainsi que de meilleures conditions de travail entraînant une revalorisation des tâches et, par voie de conséquence une augmentation de productivité des personnels,
- la diminution des délais de facturation et de recouvrement qui assainit la trésorerie,
- l’adoption de techniques modernes de gestion (statistiques, recherche opérationnelle, simulations, data-mining…) difficiles à réaliser sans informatique, permet d’améliorer les prévisions et d’optimiser un certain nombre de tâches complexes.
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